Le coronavirus menace la vie physique et la santé de beaucoup de citoyens, alors on a commencé à restreindre les libertés et les droits de l’homme des citoyens au début de l’épidémie. C’était le temps pour prendre des mesures généralisées, douloureuses par manquement d’alternatives.

Ces mesures ont conduit à un soulagement de la situation sanitaire et à une aggravation de la situation économique et psychologique des citoyens, alors on a commencé à les revisionner. C’est le temps pour appliquer des mesures plus sélectives, qui restituent graduellement les droits aux citoyens sans mettre en danger les acquisitions dans le combat contre le coronavirus.

En Belgique, le conseil national de sécurité a décidé le 24 avril sur les phases pour lever le confinement, et ses décisions sont éclairantes. L’attention principale pour la reprise du travail, l’économie doit tourner, semble-t-il ? Les grandes surfaces de bricolage étaient les défricheuses, à partir du début de mai les autres entreprises suivront progressivement. D’une importance secondaire, il faut satisfaire tous les besoins économiquement moins relevants comme les soins médicaux des maladies déclarées moins urgentes et les visites chez la famille et les amis, paraît-il ?

Évidemment, le télé-travail n’a pas été la solution magique pour faire tourner l’économie. La vraie vie et l’exercice de beaucoup de métiers se déroule hors ligne. La vie est plus de l’échange d’information, les kinésithérapeutes, les coiffeurs et les garagistes sont seulement quelques exemples qui nous illustrent cela. L’engagement personnel de l’expert, la vraie interaction avec la personne reste fondamentale.

En Belgique, le conseil national de sécurité a décidé le 24 avril sur les phases pour lever le confinement, et aussi ses non-décisions sont éclairantes. Pas de considération pour la reprise des célébrations liturgiques ouvertes au public, semble-t-il ? Le manquement de la question dans le plan de de-confinement a suscité le Plaidoyer des évêques belges pour la reprise des célébrations liturgiques dans les églises. Les Évêques demandent justement que « le phasage de reprise des célébrations soit intégré dans les grandes lignes définies par le Conseil national de Sécurité et les Gouvernements en date du 24 avril dernier ».

Évident ou non, mais la télé-messe et la digitalisation de toutes les autres activités en Église ne sont pas la solution magique pour rencontrer Jésus Christ qui se donne à nous. La vraie vie chrétienne, l’exercice de la liturgie et la vie communautaire des fidèles se déroule hors ligne. La vie chrétienne est beaucoup plus de l’échange d’information, les catéchumènes désireux du baptême, les fiancés déçus qui reportent leur mariage et les nombreux fidèles qui demandent le quand et comment de la reprise des messes sont aussi des exemples qui parlent. L’engagement personnel du chrétien, la vraie interaction avec les autres chrétiens reste fondamentale.

Jésus s’est fait homme, il a confié aux apôtres, évêques et prêtres la mission de célébrer la messe : « Faites ceci en mémoire de moi. » La messe nécessite des prêtres qui donne leur vie pour le ministère, aujourd’hui, actuellement. Ce don total de Jésus à l’humanité est rendu présent par le don total du prêtre, et d’une autre façon par chaque personne chrétienne qui vit la charité. Par contre, une messe transmise est indirecte : Le prêtre, peut-être je ne le connais pas, il célèbre la messe je ne sais pas quand, je ne sais pas où, c’est en direct ou enregistré, tout cela rend l’union vécue avec une telle messe beaucoup plus difficile. C’est une solution d’urgence, par manquement d’alternative, mais les fidèles peuvent atteindre difficilement le même degré de participation active, et ils ne peuvent pas communier sacramentellement. La situation est un peu semblable au kinésithérapeute en ligne, il peut nous conseiller beaucoup de bons exercices, mais il ne peut pas intervenir activement. Nous catholiques, nous avons besoin d’aller à la messe, à la longue cela ne peut pas rester virtuelle sans effets latéraux.

Au début des mesures contre le coronavirus, on a restreint beaucoup de droits, et la restriction de la liberté religieuse ne pouvait pas être vu comme une mesure spécifiquement orientée contre la liberté religieuse. Plus que les autres mesures sont levées sans changement par rapports aux célébrations liturgiques ouvertes au public, plus cela fait réfléchir. Prenons les mesures de précaution aussi dans le cas des messes ouvertes au public et engageons-nous vers la reprise. La distance sociale, les masques et d’autres mesures de protection sont possibles aussi pour les célébrations liturgiques, unissons-nous au plaidoyer des évêques belges.

P. Martin Deak FSO